C'est assez loin et en cours de route, ce sont paysages, visages et artisanat que nous font découvrir Anna et notre chauffeur Wayan. Le voici en pleine discussion.
Il joue un role très important, car il connait l'île par coeur, nous emmène dans les racoins, sert d'interprète dans les villages et nous apporte beaucoup de renseignements sur la vie balinaise. Il est lui même fils ainé, demeure dans un enclos familial et au décès de son père deviendra chef de la famille élargie. Il est marié et a deux enfants. Très sympatique, il répond patiemment à nos cinquante mille questions et surtout conduit très bien sa Toyota Innova dans les routes tortueuses de Bali.(conduite à gauche, comme chez les british)
Au passage, les éternelles processions d'offrandes par ces très sympatiques dames. Dans ce village on offre au dieu du jour, des fruits et des noix de coco.
Évidemment il y a aussi le transport local des denrées pour la famille. Sur la tête on porte un coussin qui sert de support confortable pour les marchandises. Les hommes ne portent jamais rien sur la tête. Ils portent sur les épaules. C'est comme ça.
Nous arrêtons brièvement dans un atelier de tissage de sarong. Pré-industriel , mais du très bel artisanat.
Nous arrivons par la suite dans un village très spécial ou à peu près toute l'économie est consacrée à la fabrication d'outils en fer pour le travail. Ceci depuis des dizaines de générations. Couteaux, marteaux, serpes et faucilles pour le riz, tout est fabriqué dans des forges artisanales. Et c'est bien fait.
Il ne faut pas se brûler les orteils!
Et le produit fini, une faucille pour faucher le riz.
Le village de Tirtagangga est célèbre pour son temple aquatique, au flanc de la montagne. Purification totale des esprits. Très joli, malgré la pluie tenace.
Au dîner nous observons un déploiement inusité de policiers. Wayan nous explique que le résultat des élections gouvernementales de Bali sera connu demain. On appréhende de la tension, car les deux candidats sont nez à nez . Du sérieux.
Nous apprenons également que les policiers doivent acheter leur charge de travail. C'est assez cher. En conséquence, ils doivent se rembourser en taxant le passant. On appelle ça ici "Coffee money". Wayan a dû débourser un petit 5000 roupie, soit 50 cent pour satisfaire un agent et continuer notre chemin en paix......
Nous frôlons la mer avant de reprendre le chemin d'Ubud. Nous devons faire vite, car ce soir nous sortons dans un petit village au nord de la ville, pour un concert de gamelan.
Le gamelan, est un instrument de musique apparenté au xylophone, qui est très répandu à Bali. Il y a des gamelans en bronze, en métal et en bois. Ce soir, nous assistons à un concert/danse de gamelan en bambou . Unique.
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Et la danse. Très classique.
Une très belle soirée et nous avons acheté le cd. Le groupe était très dynamique.
Demain repos et petites visites finales à Ubud.
Ciao
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Location:Jalan Kedewatan 1,Gianyar,Indonésie
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