Le problème, ce n'est pas tant de les faire monter et les maintenir, mais c'est de le ramener sans qu'ils ne prennent dans les nombreux fils électriques. Je les ai trouvé très adroits, mais ils sont souvents enroulés dans les fils.
Le sport préféré des balinais est le badminton. On ne pratique pas vraiment le foot ici.
Par ailleurs, et ce n'est pas un sport, mais un loisir interdit, par tradition les hommes balinais adorent le combat de coqs. Ils élèvent les bêtes et il n'est pas rare le soir de voir un groupe de gars, masser les coqs et les préparer au combat. Ils sont très fiers de leurs coqs.
C'est interdit car cruel, il n'y a qu'un survivant au combat et beaucoup d'argent est parié. On en a vu qqs fois de loin en passant en voiture . Les organisateurs font un gros cadeau au policiers, eux-mêmes de grands amateurs, et le tour est joué. Ah l'enveloppe brune!
Sur un autre registre, l'organisation sociale est très sophistiquée et je ne suis pas sûr que le gouvernement central indonésien ne contrôle grand chose ici. Les balinais sont les québécois de l'Indonésie. Il y a 3 millions de balinais hindouhistes et 250 millions d'indonésiens musulmans. Grosses différences culturelles. Ils parlent balinais entre eux, mais tous apprennent la langue indonésiene, le bahasa à l'école.
Le contexte de distribution est tout à fait différent du monde occidental. A part une centaine d'artères pavées et de petit chemin de campagne, le trafic se passe par les sentiers souvents recouverts de ciment ou tout simplement en simple pistes.. Donc l'essentiel des livraisons se fait en petits camions et en moto. Je ne parle pas de la capitale et des grandes villes .
Pour la distribution de l'eau: Elle va essentiellement des montagnes vers le réseau de milliers de canaux d'irrigation construits depuis des siècles . Un système très ingénieux et complexe, basé sur la gravité.
Pour le reste, il n' y a pas d'eau potable et plusieurs balinais à la campagne se baignent dans les nombreuses rivières. Pour les toilettes; toilettes turques la plupart du temps avec un seau pour vider. Pas de chasse d'eau.
La construction de maisons pose tout un défi logistique, puisque très souvent les bâtisses sont construites loin de la route et on ne peut y accéder que par un sentier. Solution? Du personnel en grande quantité . On crée un lieu de stockage des matières brute, bois, bambou sable , ciment tuiles etc et on apporte le tout au chantier par brouette, parfois motos et la plupart du temps ...sur la tête. Voici qqs ouvrières aperçues ce matin avec du sable noir en chaîne humaine vers un chantier situé à 100 m.
Ce sont souvent des femmes et nous sommes plusieurs à constater que les hommes font la belle vie à Bali. Voici encore des ouvrières en chantier, un temple celui-là.
Dernier sujet, l'intendance. Ici on parle de vos humbles serviteurs. Nous avons donc une très jolie villa que nous accédons par un sentier. Le petit centre d'achat est à un km par un dédale de sentiers. On déjeune à la villa , pour le diner, ça varie, mais pour le souper un soir sur deux on fait venir (en moto) de succulents repas balinais ou indonésiens pour moins de $10.00.
Les repas ne sont pas chers et très variés, du riz, des légumes apprétés de 100 façons dont les têtes de violon à la noix de coco. Pour la viande , surtout du poulet. Nous avons trouvé un vin blanc balinais potable , le Hatten, qui fait la job. Pour le rouge , on oublie ça.
Les autres soirs, nous sortons et il y a plusieurs choix. Seul inconvénient, il faut revenir à la noirceur dans les sentiers avec des lampes de poche. Amusant. Ce soir nous sommes allés chez Bubu Warung, au village pour manger son célèbre canard à l'étouffé, que nous avions commandé une journée d'avance , car il cuit à feu lent. Un délice. Avec une bonne bière Bintang locale, au goût de Heineken. Normal car la Bintang a été créée par Heineken à l'époque de la colonie hollandaise.
À demain
- Posted using BlogPress from my iPad
Location:Jalan Kedewatan 2,Gianyar,Indonésie
Aucun commentaire:
Publier un commentaire